août 21

Changement de saisons

Ben que typiquement américaine, cette comédie pourrait être basée sur le vieux proverbe bien de chez nous qui dit, élégamment, «changement d’herbage réjouit les veaux». C’est le couple parfait, la quarantaine, mais si jeune pour leur âge. Lui enseigne Shakespeare à l’université. Un jour il donne des cours très particuliers à l’une de ses ravissantes élèves. Il l’emmène en voyage d’études à Montréal. Alors sa madame légitime va en profiter pour demander au robuste et beau menuisier de passage dans la maison quelques formes de bricolage improvisé.Changement de saisons Pour qu’il y ait une situation il faudra bien sûr que le mari rentre à l’improviste et que tout le monde se retrouve pour des vacances à quatre dans le même chalet de montagne. Il faut des comédiens hors pair pour enlever cette sorte de quiproquos où les gens ne perdent jamais leur calme et discutent de tout avec humour au lieu de s’envoyer la vaisselle à la tête comme ils le feraient sans doute dans la réalité. Heureusement, ici, Shirley Mac Laine est superbe dans l’ironie blessée, le sourire au bord des larmes. D’ailleurs même sa rivale la trouve très sexy et elle a raison. C’est Bo Derek qui avait ici l’occasion de prouver qu’elle pouvait être autre chose qu’un bel objet décoratif. Entre les deux, le mari Anthony Hopkins est l’image même de la confusion. Il a à choisir entre deux femmes et aussi deux modes de vie : d’un côté une élégante Porsche où l’on s’ennuie en écoutant un concerto pour violon sur la stéréo, de l’autre un invraisemblable camion-caravane avec une sorte de maison en bois sur le toit où l’on rigole en bouffant des sandwiches géants. Alors il en vient à penser que la fidélité c’est vieux jeu, et l’on serait tenté de lui donner raison après avoir v1J dès le générique Bo Derek émerger nue de l’eau, au ralenti, et rejeter ses cheveux mouillés en arrière ! Mais sa femme, qui vient de passer vingt et un ans à repasser ses slips, taper ses textes et mijoter de bons petits plats, ne mérite-t-elle pas un meilleur sort? La morale aigre-douce de l’histoire est que, je cite «à quarante ans un homme est encore jeune, une femme ne l’est plus».

août 12

Black power partie 2

Les fonctions et qualités : le VS 603 S a pour principal atout la haute fidélité. C’est un hifi stéréo au sens complet, c’est-a-dire que non seulement il restitue très fidèlement les cassettes codées en hifi stéréo, mais il peut être également utilise comme un simple magnétophone avec une autonomie de… 8 heures (cassettes E240) carrément. En effet, doté d’une double vitesse de défilement, il enregistre (et lit) à vitesse lente sans la moindre perte de qualité au niveau du son. Et lorsque nous parlons de qualité, nous sommes dans le très haut de gamme puisque la reproduction sonore est sur cet appareil (comma pour le JVC HRD 725 S ou le Brandt VK 47 S) une véritable petite merveille, proche de celle d’un compact disc A lecture laser. Soulignons, toujours à propos du son, qu’un joli tableau en façade de l’appareil permet de contrôler par diodes led le réglage du niveau d’enregistrement, et qu’une touche FM facilite les éventuels enregistrements d’émissions en couplage TV + station FM. Question utilisation, la machine est pratique et fonctionnelle. Toutes les touches sont en façade – bien situées pour la plupart – et possèdent une diode led pour contrôler leur utilisation. Une innovation : l’intérieur du logement cassettes s’allume automatiquement en début et en fin de lecture (ou d’enregistrement) ce qui est bien commode pour les manipulations dans une pièce sombre. On peut également procéder à l’éclairage manuellement pour contrôler le défilement car un miroir intérieur astucieusement place permet de voir la bande… à la verticale. Rien A dire sur la qualité d’image, elle est excellente, au meilleur niveau du VHS, sauf en vitesse réduite ou elle perd nettement de sa définition, c’est pourquoi il vaut mieux réserver cette vitesse lente aux enregistrements audio. Pour les fonctions annexes, l’Akaf VS 603 S est doté du nécessaire et du superflu : arrêt sur image, lecture rapide, image sur image, arrêt automatique en fin de bande, etc.

Monsieur plus : d’autres atouts, en faveur de la qualité générale de l’appareil, sont à signaler : par exemple une petite touche qui permet trois positions de contraste de l’image sur l’écran, indépendamment de l’enregistrement lui-même. A louanger : le silence total de l’appareil, quelles que soient les manipulations. Trop de magnétoscopes font encore des bruits incongrus. Ici, une touche « sommeil » permet même d’arrêter l’appareil automatiquement et silencieusement a l’heure que vous aurez programmée. La télécommande, à infrarouge bien sûr, est élégante (tiens, elle est grise, alors qua le scope est noir. Bizarre !) Mais surtout elle donne accès a toutes les fonctions même au tracking. Enfin une initiative très intelligente. On peut donc régler l’image à distance : ouf, ce n’est pas trop tôt ! Enfin, puisqu’il s’agit d’un Akai, l’appareil est pourvu de l’affichage interactif cher à la marque qui est à la fois utile et agaçant. Agaçant parce qua omniprésent à chaque manip et qu’on s’en passerait bien, utile parce qu’il permet – tout au moins au début – de se familiariser avec l’appareil et surtout de relire d’un seul coup d’œil sur l’écran les informations concernant les programmations que vous avez effectuées. Or l’appareil permet de mettre en mémoire 8 enregistrements sur un moi s (main qui s’amuse encore à ce genre de gymnastique !).

Résumons-nous : l’Akai VS 603 S est un super magnétoscope. Beau, race, fonctionnel mais surtout… exaltant. Car la finalité, c’est bien de regarder un film code en hifi stéréo avec une qualité de restitution optimum. Et l’Akai tient ses promesses. En ce qui me concerne, j’ai fait l’essai avec deux films très différents : « Amadeus » et « Les rues de feu ». Un grand moment. Ou plutôt, deux grands moments. Je vous le dis: mon plaisir a vraiment ressemble à celui qu’on éprouve dans une… une quoi ? Allez, je le dis : une Porsche Carrera turbo look. Noire, évidemment. Juste un dernier détail, que je dois avouer, et qui a son importance : mon Akai VS 603S était branché sur un Profeel Sony.

Quelques lacunes quand même

S’il n’y avait pas de défauts, M. Akai n’aurait plus rien à faire et se retrouverait au chômage. Suggérons-lui donc de :
• Tenter d’améliorer la qualité d’image en vitesse lente.
• Installer une prise de doublage son.
• Prévoir une touche insert.
• Prévoir une prise camera.
• Sortir le même modèle en Pal-Sécam.