mar 28

Série noire pour une nuit blanche

Série noire pour une nuit blancheJohn Landis, c’est « Blues Brothers » et « Un fauteuil pour deux »… Cette belle carte de visite montre que le monsieur a fait de jolis prodiges dans le style « crazy-dingo-dingo »! Ici, il récidive en plaçant un bouquet de pétards sous le siège du spectateur. Un brave insomniaque récupère, lors d’une de ses errances nocturnes, une jeune femme poursuivie par des tueurs iraniens.

Pourquoi, peu importe. Les pauvres tueurs ne faisant pas mouche à tout coup, les cadavres commencent à pleuvoir dans les rues nocturnes de Los Angeles… L’intrigue est ultra simple deux innocents fuient devant la menace mortelle et tentent de trouver du secours, avant de se défendre eux-mêmes. Mais John Landis s’intéresse plus aux clins d’œil et aux délires dont il ponctue son récit qu’a l’intrigue policière elle-même. Le cinéphile est gâté puisqu’un tas de petits rôles sont interprétés par ses copains réalisateurs Paul Mazursky, Roger Vadim, Don Siegel, Paul Bartel, Daniel Petrie, David Cronenberg, Jim Henson, Jack Arnold, etc. et Landis lui-même dans le rôle d’un tueur.

John Landis adore les gimmicks explosifs, style bandes dessinées ou dessins animés. Là, il s’en donne à cœur joie et fait tout subir à son étonnant couple vedette : la « craquante » Michelle (« Ladyhawk ») Pfeiffer et le « cool » Jeff (« Silverado ») Goldblum.

Police academy 2

Avec le succès remporté par « Police academy I », les scénaristes n’ont pas tardé à rempiler… Cette fois-ci la réalisation est signée Jerry Paris, la plupart des acteurs du I réapparaissent et c’est reparti pour un tour dans l’univers débridé des policiers d’un Los Angeles en folie. « Où sont les anges ? » I Les « cops » sont nuls, abrutis, inefficaces, stupides, ridicules et accessoirement drôles. « Police academy » est aux USA ce que le « Gendarme de St-Tropez » est à la France. Pour cela, on n’a vraiment rien à envier aux amis américains. Les gags se percutent à la sortie, on n’a pas crémant le temps de respirer ni de s’ennuyer. De quoi passer un bon moment de détente et de rigolade en évitant de se poser des questions.

mar 16

Péril en la demeure

Péril en la demeureDavid (Christophe Malavoy) est professeur de musique. Engagé dans une maison bourgeoise pour donner des leçons de guitare à la grande fille (Anas Jeanneret, qui ne montre pas encore ses jolis seins ici comme dans « Lui » ou « Un été 36 »), il se laisse séduire par la mère, Julia (Nicole Garcia). Julia lui fait des avances et le poursuit jusque chez lui, ce qui nous vaut quelques scènes d’amour dénuées de toute hypocrisie (comme le prouve l’affiche du film, qui causa son petit scandale).
David redoute cependant les réactions du mari, manifestement ombrageux et jaloux (Michel Piccoli), d’autant plus qu’il est agressé en rentrant chez lui… et secouru de justesse par un curieux personnage (Richard Bohringer) qui lui offre son amitié ambiguë. David rencontre encore l’extravagante voisine de la famille (Anémone). Il découvre bientôt un complot, une préméditation de meurtre, et une adolescente moins innocente qu’il ne l’aurait cru… Le tout compose un film insolite, comme le cinéma français n’en propose pas souvent — bien qu’il soit, justement, extraordinairement « français ».

Lune de miel

Lune de mielParce que son Richard Berry de mari se retrouve en prison à New York pour une sombre affaire de cocaïne, Cécile (Nathalie Baye) est menacée d’expulsion. Une seule solution pour rester aux côtés du dealer pas doué et emprisonné contracter un mariage blanc. L’élu du hasard et de la nécessité inscrit sur la liste de l’agence matrimoniale spécialisée est un certain Zach Freestamp (John Shea), un inconnu qui devrait le rester. Mais Zach ne va pas se contenter d’enfreindre la loi de l’anonymat, il va carrément se prendre pour le légitime de Cécile allant même jusqu’à s’installer chez elle… D’abord furieuse, puis agacée, puis calmée et même sous le charme étrange de ce mari « acheté », Cécile, seule à New York et très paumée, va peu à peu découvrir la vraie nature de Zach.

Celui-ci développe au fil du film un comportement névrotique de plus en plus marqué Norman Bates alias Perkins in « Psychose »… L’affaire va vite tourner au cauchemar. Bon suspense pour un film bilingue jouant sur plus d’un tableau référentiel : Hitchcock, Welles, etc. John Shea est trouble et crédible. Dommage que Nathalie Baye accentue un peu trop le côté pile électrique de son personnage. En plus sobre, elle aurait été parfaite et le film y aurait gagné en malaise.