juil 22

Black power partie 1

Quoi de plus banal qu’un magnétoscope. Noir ou gris, en fer ou en plastique, la machine a pour principale fonction de conduire le déroulement dune bande magnétique qui vous restituera, sur l’écran d’un téléviseur, un film que vous avez choisi et que vous pourrez regarder à l’heure de votre choix. Pourquoi, direz-vous, se soucier de la marque, du design ou de ces diableries de gadgets dont vous assommez le constructeur pour justifier la perpétuelle augmentation de ses tarifs !
magnétoscope black power
Ainsi parlait le conducteur de 2 CV, qui, habitué à se déplacer d’un point A à un point B sans jamais y mettre d’affectation, ignorait que les possesseurs de Porsche ou de Ferrari ont une relation toute différente avec leur véhicule. Entre le point A et le point B de leur destination, Ferraristes et Porschistes passant par un genre de point G (voir notre article dans le dernier numéro) qui les propulse tout droit dans l’extase. Il en est des magnétoscopes comme des automobiles. Il y a les « utilitaires » communément appelles bas de gamme et il y a les must, les top-niveau, ceux qui doublent leur fonction utile, d’une fonction plaisir, aussi bien au sens tactile qu’au sens cérébral du mot. Comme le JVC HRD 725S, l’AkaÏ VS 603S fait partie de la race des seigneurs. Par l’ensemble de ses qualités et de ses capacités comme par son design, il est un appareil hors du commun.

Le look: ligne basse, encombrement réduit (44 x 10 x 37 cm), poids raisonnable (10 kg), il jouit d’un design totalement high tech, du meilleur goût, et il est habillé non de méchant plastique, mais de métal noir anodisé. La façade, à chargement frontal, est technico-élégante et ne mérite aucune critique. Il est évident que ce look doit s’assortir d’un téléviseur approprié, de génération récente pour une bonne harmonie de votre coin vidéo. Mais vous pouvez tout aussi bien (et c’est notre conseil) installer ce scope dans votre ensemble hifi, puisqu’il à une réelle vocation de magnétophone.
Les branchements : ils sont simples et pratiques. L’AkaÏ VS 603 S est muni sur la face arrière d’une sortie péritélévision qui regroupe donc sous le même câble l’entrée/sortie audio aussi bien que vidéo. Par ailleurs, 4 prises de type RCA séparées (entrée/sortie audio + entrée/sortie vidéo) directement branchées sur le tuner du magnétoscope, permettent de se raccorder à un décodeur Canal +, pour enregistrer cette chaîne soit avec le téléviseur éteint, soit en regardant un autre programme. Rappelons en la matière que AkaÏ fut le premier constructeur à concevoir des appareils directement compatibles Canal +, pour le plus grand plaisir des anti-bidouilleurs (dont je fais partie…). Toujours sur le panneau arrière, remarquons – entre l’entrée et la sortie antenne – un petit bouton poussoir qui permets d’atténuer le signal vidéo (et donc d’éviter toute saturation) lorsque vous vous trouvez à proximité d’un émetteur. Comment caler le tuner sur les chaînes TV? Un scanner le fait automatiquement. Il vous suffit de mettre chaque chaîne en mémoire dès que le scanner s’arrête dessus (16 canaux peuvent être ainsi préréglées).

juil 07

Les escrocs ont plus d’un tour dans leur sac !

L’impunité comme salaire de l’intelligence malicieuse, telle est la règle du jeu. Une trouvaille de Warren Beatty, organisateur d’un fabuleux hold-up dans « Dollars », est que la police reste complètement hors du coup puisque les victimes de son prélèvement sélectif sont des escrocs qui ne peuvent, et pour cause, porter plainte ! En conséquence de quoi ces braves gens règleront leurs problèmes en famille — et ils sont bien plus dangereux que des policiers… Le jeu du chat et de la souris est l’occupation favorite des grands escrocs et des limiers lancés à leurs trousses.
affaire Thomas CrownDans « L’affaire Thomas Crown » Steve McQueen est un banquier prospère qui organise par désœuvrement un hold-up parfait de sa propre banque. La police serait bien incapable de le confondre, aussi la compagnie d’assurances lui envoie une séduisante détective, en la personne de Faye Dunaway, qui en sera d’ailleurs pour ses frais, le rusé sachant déjouer toutes ses manœuvres, Les escrocs ont plus d’un tour dans leur sac ! Eux aussi, ce sont des héros, ils sont sympathiques au public parce qu’ils se jouent souverainement de la loi et des contraintes sociales, symbolisées évidemment par la police. Si Fellini a montré des escrocs minables dans «Il bidonne », la plupart ont le panache d’un Jean-Paul Belmondo.
On part du principe que les victimes méritent bien leur sort, en raison de leur stupidité. Au temps de la Nouvelle Vague, un film a sketches a même chanté « Les plus belles escroqueries du monde ». Il fallait voir Francis Blanche en Bavarois naïf qui se laissait convaincre d’acheter la tour Eiffel ! Avec des aigrefins aussi malins, c’est toujours la même chose : quand la police arrive, il est trop tard. Et encore faut-il qu’elle arrive, qu’elle ne se soit pas perdue en route…

Le théâtre de Guignol nous enseigne depuis l’enfance cette vérité essentielle : se moquer du gendarme est une des grandes consolations de l’existence. Le cinéma primitif appliquait déjà cette leçon en parsemant ses films d’énormes policemen que les garnements faisaient tourner en bourrique : des agents persécutés par Charlot aux escouades de flics de Mack Sennett, les fameux Keystone Cops, on en vient au cauchemar surréaliste de Buster Keaton dans « Cops », le petit homme poursuivi par tous les policiers de Chicago, qui donnera plus tard des idées à John Landis pour les « Blues Brothers ». De ces burlesques facétieux découle une longue, une inépuisable famille de flics ridicules, incapables, impuissants, inefficaces et incompétents. Le prototype existe dans la bande dessinée, ce sont les célèbres Dupond et Dupont, ces ânes bâtés à bottines a clous, épaisses moustaches et chapeaux melons — dont le plus époustouflant succédané est le stupidissime inspecteur Jacques Clouseau, l’homme à la panthère rose, qui fournit au génial Peter Sellers l’occasion de sa plus hilarante performance. La où Clouseau passe, les catastrophes se declenchent inévitablement, réussit à tout obscurcir, à tout emmêler. La police, quand c’est lui qui l’incarne, ferait mieux de ne rien faire du tout ! Hélas, pour elle, Clouseau est incontournable. Dans les histoires de détectives prives, il faut toujours un repoussoir : pour que brille le surdoué Sherlock Holmes, il faut bien que Scotland Yard soit représenté par le bêta inspecteur Lestrade. Le prestige d’Arsène Lupin exige un stupide Ganimard. On peut citer aussi, modèles de ce genre ahuri, les enquêteurs du Yard dans les deux épisodes de « L’abominable Docteur Phibes », frappés de stupeur devant les délirants forfaits du monstrueux criminel.

L’exception à cette règle, c’est Hercule Poirot : avec le melon et les moustaches dignes des Dupondt (il est d’ailleurs belge comme eux) il sauve l’honneur de la police en jouant malicieusement de son apparence balourde ! Mais n’oublions pas les fantaisistes brigades de Jean-Pierre Mocky, comme la Brigade de surveillance des églises dans « Un drôle de paroissien », dans la plus pure tradition des policiers burlesques et incapables. Faut-il souhaiter des flics plus malins ? On se le demande quand on rencontre des personnages comme Hank Quinlan, Orson Welles lui-même dans « La soif du mal », ce commissaire qui truque les enquêtes et fabrique des preuves pour coincer les suspects qu’il a choisis.
C’est l’ancêtre d’une longue galerie de flics manipulateurs, brutalisant volontiers les citoyens, qui fourmillent dans les films contestataires des années 70: Michel Bouquet dans « Un condé », Gian-Maria Volonté dans « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon »… N’auront-ils pas un émule, si savoureux soit-il, dans l’inspecteur Lavardin que joue Jean Poiret pour Claude Chabrol ? Et si la frontière n’est jamais très nette entre la légalité et l’illégalité, on a même rencontré (au cinéma) des policiers franchement corrompus. Eh oui, des pourris, des « Ripoux » comme dirait Claude Zidi. Voila donc ce que ferait la police ? Allons, voyons, c’est du cinéma…

juin 28

J’étais au Festival du Rex !

Au Festival du Rex, là où le film d’épouvante est dans la salle autant que sur l’écran, c’est devenu un leitmotiv : au moment le plus crucial, une petite voix perçante s’écrie soudain « Mais que fait la police ? ». Eh bien oui, que font-ils donc, ces policiers qui « ne sont jamais là quand on a besoin d’eux ? » Que font-ils lorsqu’il s’agit de mettre la main au collet de ces assassins insaisissables qui défraient la chronique criminelle ? Tout se passe comme si ces génies du crime tiraient leur prestige de l’inexistence et de l’incapacité des argousins chargés de les attraper.

Festival du RexVoyez Jack l’Eventreur, dépeceur de péripatéticiennes : sur quoi sa légende se fonde-t-elle, si ce n’est sur l’impunité dont il s’arrangea. Pour faire bénéficier ses coupables activités ? Scotland Yard eut beau s’acharner, quadriller White Chapel en long et en large, le bougre ne fut jamais pris. Résultat : un siècle plus tard, il est toujours aussi populaire. Stratégie identique pour M, le maudit de Fritz Lang, autrement dit le vampire de Düsseldorf, qui échappe si bien aux forces de l’ordre que le syndicat des truands de la ville est obligé de prendre en charge sa poursuite, sa capture et… son procès ! Pauvre M, il aurait mieux fait de tomber sous la patte de la maréchaussée… Chez Fritz Lang, qui ne croit décidément pas à l’efficacité de la police allemande sous la République de Weimar, on trouve un autre génie du crime qui passe son temps à narguer toutes les polices : l’infernal Docteur Mabuse, chef d’une organisation criminelle qui trame dans l’ombre les pires complots et donne du fil à retordre au bon gros commissaire Lohmann.

Festival du RexA n’en pas douter, ces bandits de grande envergure sont les héritiers, à notre époque, des malandrins légendaires qui jadis détroussaient les riches pour distribuer aux pauvres à la barbe des soldats du Roy (non sans prélever au passage une bonne commission), les Cartouche et les Mandrin, dont le cinéma a conté les épiques aventures… L’audace et l’ingéniosité des malfaiteurs sont sans limites, et c’est justement pour cela qu’on les admire. A l’inverse, toute l’activité policière revient à mettre des bâtons dans les roues de ces habiles et méritants bandits, à court-circuiter leurs exploits, à les empêcher de battre leurs records. C’est pourquoi fleurissent les films de hold-up où les plus fins limiers se font rouler pour notre plus grand plaisir par les as de la cambriole, sous le signe de leur modèle et de leur père à tous, le grand Arsène Lupin. Une véritable escouade de voleurs élégants et virtuoses est ainsi vouée à la vénération des foules, et le cambriolage est considéré comme un des beaux-arts depuis « Du rififi chez les hommes » de Jules Dassin jusqu’au « Conseil de famille » de Costa-Gavras, en passant par « La main au collet » d’Hitchcock (où le voleur de bijoux Cary Grant, même repenti, reste séduisant), par le très britannique « De l’or en barres », par « Les spécialistes » de Patrice Leconte où l’électronique vient au secours des monte-en-l’air. Pour que leur astuce soit couronnée de succès, il va de soi que les policiers sont soigneusement éliminés et qu’ils ne réapparaissent, essoufflés et verts de rage, qu’au moment de l’inévitable poursuite, lorsqu’il faut courir sus aux chapardeurs, et c’est là que les voitures aux sirènes hurlantes vont s’emmêler les unes dans les autres en de joyeux carambolages. Ridiculiser la police est un hobby universel, particulièrement en faveur dans le cinéma américain des années 70-80 : chez George Lucas, dans « American graffiti », les flics balourds sont les victimes de toutes les farces des teenagers ; dans « Sugarland express » de Spielberg, c’est un interminable cortège de voitures de police qui prend en chasse deux sympathiques fugitifs ; le sommet est atteint avec les « Blues Brothers » de John Landis, où une armée en uniforme s’autodétruit littéralement en un immense tintamarre de ferraille pulvérisée, enchaînant sur un allègre refrain de John Belushi et Dan Aykroyd. Mais que fait la police ? Elle cherche à échapper aux bandits, plutôt que l’inverse.

juin 16

Le char de Ben Hur sans roues !

Chez CBS-Fox, un petit truc : les bandes-annonces des films passent au format cinéma, mais la cassette vidéo est recadrée Pan and scan. Chez RCV, qui représentait jusque là les grands titres Metro Goldwyn Mayer, tous les films sont cadrés Pan and scan, c’est la raison pour laquelle les roues du char de « Ben Hur » ne figurent pas sur la cassette vidéo. RCV Genève a reçu des lettres d’insultes parce que les films n’étaient pas plein écran !

le char de Ben HurChez Walt Disney, on estime que le doublage des films est plus important que le cadrage et on nous signale qu’il n’y a seulement que trois films Pan and scan au catalogue : « 20 000 lieues sous les mers », « Le trou noir » et « Le dragon du lac de feu ». GCR respecte cependant le cinéma sur petit écran et s’en glorifie : « Nous respectons le plus possible le format des films que nous éditons en vidéo, certes il y a toujours une perte minime dans les bords, mais nous nous efforçons de conserver le cadrage initial du réalisateur ». Pas étonnant que malgré les bandes noires, des films comme « Lawrence d’Arabie », « Mayerling », « Le pont de la rivière Kwaï » soient des chefs-d’œuvre du petit écran. Même avis chez René Château : « Le Pan and scan est une insulte au cinéma et au réalisateur, tous nos films vidéo restent cadrés d’origine cinéma ». Proserpine également respecte les formats cinéma en vidéo. Pour preuve, le merveilleux « Jonathan Livingston » en scope : rien à voir avec la copie américaine Pan and scan. En conclusion, il serait honnête que les éditeurs mentionnent sur leurs jaquettes aile film a subi ou non un recadrage. Cette toute petite information serait un témoignage de respect pour les cinéphiles amateurs de vidéo.., et pour le cinéma qui est, rappelons-le, le véritable géniteur de nos chères cassettes.

juin 05

Embellissez votre intérieur avec des autocollants

hello kittyLes stickers sont nos meilleurs atouts pour réveiller et donner vie à une pièce ou un meuble en un tour de main. Ces autocollants gais et ludiques sont indispensables pour apporter une nouvelle touche à notre intérieure. Ils me sont également utiles pour cacher les petits défauts sur les murs et sur les meubles. Ces accessoires malins sont devenus mes meilleurs amis au quotidien.
Vous vous demandez peut-être pourquoi je suis devenue une grande utilisatrice d’autocollants décoratifs. C’est simple, ils me permettent de joindre l’utile à l’agréable. Je me souviens encore comme si c’était hier la fois où mon fils a dessiné une voiture à l’aide d’un feutre sur le mur de notre séjour alors qu’on vient juste de le peindre. J’ai presque eu envie de pleurer quand je pense à l’énorme budget qu’on a dû dépenser pour les travaux de peinture. C’est une amie qui m’a conseillé d’utiliser des stickers muraux pour cacher le dessin. Elle m’a indiqué le site Internet Popstickers pour que je puisse choisir un autocollant en accord avec notre décoration.

La commande et la livraison ont été rapides et j’ai pu coller mon fameux adhésif design. La mise en place de l’autocollant a été un jeu d’enfant. En quelques minutes, on a pu de cacher l’énorme voiture sur notre mur. C’est le résultat qui m’a le plus stupéfaite. L’adhésif a apporté une touche décorative à notre séjour. J’ai adoré la nouvelle déco qui m’a donné l’impression d’être ailleurs sans bouger de chez moi. L’autocollant mural a apporté une nouvelle ambiance dans notre maison. Cette opération d’embellissement qui se réalise en clin d’œil ne nous a coûté que quelques euros. Ce qui m’a donné l’idée de décorer les autres pièces de notre maison.

Les stickers muraux m’ont rendu accro à la déco. Je n’ai pas pu m’empêcher de modifier la décoration des chambres enfants. Je me suis attaquée à celle de la petite avec des stickers Hello Kitty qu’elle aime beaucoup. Pour mon garçon, j’ai hésité entre les stickers cars et les personnages de pirate. Le choix a été difficile et j’ai fini par choisir les jolies petites voitures que j’ai trouvées sur le lien http://www.popstickers.fr/39-cars. Je profite également de toutes les occasions comme Noël ou les anniversaires pour changer de stickers. Je peux en effet les acheter et me les faire livrer à un prix adapté à mon budget. Il n’y a donc pas une raison pour que je me prive de ce petit plaisir pour décorer la maison.

mai 20

Autant en emporte le pan and scan

Pan and scanNous savons tous que le petit écran n’a pas pour vocation de remplacer le cinéma, mais il est tout de même dommage de voir se répandre la pratique du Pan and scan qui consiste à recadrer les films pour leur diffusion en vidéo, en fonction du format de l’écran. Claude Autant-Lara a déjà protesté contre l’amputation des films, et Federico Fellini fait un procès aux chaines TV qui saucissonnent à outrance ses œuvres. En effet, lorsqu’un film en cinémascope est recadré Pan and scan pour la vidéo, il perd visuellement 40 à 50% d’image initiale. Entre le format cinéma normal, qui était beaucoup plus carré il y a une trentaine d’années (donc plus près de l’écran TV), et le cinémascope, il y a encore trois formats intermédiaire dits panoramiques qui sont autant de segments d’images susceptibles d’être recalés pour le passage vidéo.

Le Pan and scan, c’est un peu comme si vous lisiez l’œuvre intégrale des « Misérables » de Victor Hugo dont chaque page serait estropiée disons de quelques dizaines de mots, ou si par exemple l’on vous vendait un poster du « tryptique du jardin des délices » de Jérôme Bosch seulement composé du panneau central alors que l’ œuvre n’est intéressante que parce qu’elle est composée de trois panneaux ; il s’agirait dans ce cas d’un « détail » et cette mention le plus souvent figure dans l’explicatif des tableaux. Pour des raisons techniques ciné-TV, il est évident qu’il y a toujours une petite perte de l’image originale, ce qui est normal, mais quant à « remettre en scène » en recadrant tout le film, ce procédé est carrément discutable ! Or la télévision française ainsi que la télévision suisse romande passent de plus en plus ce genre de films mutilés et même pour des émissions comme la « Dernière séance », on a vu a « Bye bye Birdie » en Pan and scan ; de quoi se demander s’il s’agit bien d’une émission sur le cinéma ! Sans parler de « West Side story », du « Pont de la rivière KwaÏ »et de bien d’autres… Nous avons fait une petite enquête chez les éditeurs vidéo pour savoir pourquoi les films vidéo sont estropiés dans leur format d’origine. Les firmes américaines sont unanimes : il y a une loi fédérale aux USA qui interdit le passage des films cinéma sur écran TV dans leur format initial. Serait-ce pour ramener le public dans les salles obscures ? Rien n’est moins sûr.

La société Thorn Emi, par exemple, s’est efforcée d’avoir un « Amadeus » vidéoscopé (par bonheur) et « La déchirure » recadré, ce qui est moins important car le film cinéma est en format normal, la perte d’image n’est que de 20% environ. En revanche, cette version distribuée en Suisse « beneficie » du sigle qui clignote toutes les 5 minutes dans le coin de l’image. Selon Thorn Emi il s’agit d’un contrôle de piratage car le film vidéo est sorti en Suisse environ six mois avant la France en raison de la loi française sur l’année d’exploitation en salles pour le passage vidéo. Chez Warner, si tous les films scopés sont recadrés, cette société a néanmoins le mérite d’inscrire au dos de la jaquette que le film a subi l’amputation Pan and scan à Burbank, en tous petits caractères. Chez CIC (Paramount Universal), Pan and scan obligatoire.
Résultat : « était une fois dans l’Ouest», insipide au possible.

mai 08

En route vers le sud !

Un voleur de chevaux de troisième catégorie, Henry Moon (Nicholson) va être pendu dans une bourgade du Texas. Or, il peut bénéficier d’un décret promulgué après la guerre de Sécession, pour remédier au manque d’hommes valides : s’il est choisi comme mari par une propriétaire terrienne célibataire, il échappe à la corde ! C’est ce qui arrive à Moon, en une scène qui rappelle celle de la Cour des Miracles dans « Notre-Dame de Paris »… Voilà donc le hors-la-loi casé, marié à !a belle Julia, qui s’est ainsi procuré la main-d’œuvre nécessaire à l’exploitation de sa mine d’or. La formation elles tribulations de ce couple mal assorti constituent le sujet du seul film réalisé par Jack Nicholson lui-même c’est une version humoristique et westernienne de « La mégère apprivoisée », où on retrouve avec plaisir l’excellente Mary Steenburgen, également héroïne de « C’était demain » et de « Ragtime ».

avr 26

Un été pourri

Un été pourriDu « Gouffre aux chimères » aux « Hommes du Président », en passant par « Absence de malice » ou « L’année de tous les dangers », le journaliste est devenu très populaire au cinéma. Il est considéré comme une sorte d’ultime héros et d’aventurier contemporain. « Un été pourri » démystifie un peu les choses — tout en restant un bon et très classique thriller — et montre qu’il y a danger à trop jouer avec le feu.

Pour obtenir le scoop informatif à tout prix, jusqu’où peut-on aller trop loin ? Le héros d’« Un été pourri », interprété superbement par Kurt Russell (« New York 1997 » de John Carpenter ou « Silkwood » de Mike Nichols), se trouve soudain prix au piège. Brave petit reporter de province américaine, il fait un papier sur le meurtre d’une jeune fille. Le papier plaît au tueur psychopathe qui décide de le prendre pour confident et de lui annoncer à l’avance les circonstances de ses prochains crimes… Le rédacteur en chef est ravi, la police plus circonspecte, mais Malcolm le petit journaleux garde le contact. D’abord, il a le sentiment d’être pris au piège malgré lui et de rendre service mais, très vite, il est enivré par le succès et perd tout sens des vraies valeurs.
Ne devient-il pas, objectivement, complice des meurtres ? Une nouvelle fois, le cinéma américain fait réfléchir en divertissant.

Willie Boy

Classique chasse à l’homme dans l’univers du western à l’état pur cow-boys et peaux rouges comme s’il en pleuvait ! Un Indien du nom de Willie Boy tue le père de sa fiancée. Ça frise la tragédie grecque. Meurtre rouge sur territoire blanc, la tête de Willie Boy est mise à prix et il ne doit son salut qu’a la fuite en avant. Robert Redford est à la tête des chasseurs de Willie Boy et ce dernier étant mêlé à une tentative d’assassinat d’un politicard pas tocard, les redresseurs de torts sont sur les dents. Willie Boy étant plus sympathique que la horde sauvage de ses poursuivants, il est difficile d’admettre que le King Redford joue les shérifs assermentés. C’est pourtant la triste réalité : le Sundance Kid se refait une réputation en passant du côté des justiciers. Heureusement que son charisme et ses yeux acier lui permettent tout.

avr 15

Retour sur Sang pour sang (blood simple)

Sang pour sangA coup sûr, voici un des films les plus étonnants des dernières années. Amateurs d’insolite, vous vous régalerez avec ce thriller mystérieux, cocktail d’humour et d’épouvante. Au départ, un cadavre qui disparaît : il s’ensuivra le plus invraisemblable enchaînement de quiproquos et de malentendus qu’on ait vu dans une série noire. Entre le détective privé-tueur à gages qui prétend qu’il a tué, celui qui fait disparaître les traces d’un crime qu’il n’a pas commis en croyant innocenter sa femme, les scènes de grand guignol se succèdent (avec l’inévitable mort récalcitrant qui refuse de se laisser enterrer et qu’il faut achever à coups de pelle !). On s’achemine vers le clou du spectacle : la jeune femme poursuivie par le méchant et porcin détective privé (extraordinaire M. Emmet Walsh) et qui finira par lui « épingler » la main au couteau à travers l’embrasure d’une fenêtre. Le tout sur quelques allègres refrains, nerveusement filmé par une caméra qui multiplie les angles bizarres, avec des couleurs vives et contrastées, a tout ce qu’il faut pour devenir un « film-culte ».

Le flic de Beverly Hills

Le flic de Beverly Hills« L’as des as » version US. Un policier fait sur mesure pour Eddie Murphy, cantonné à tout jamais dans les rôles de Noir drôle et sympathique qui bouscule les conventions vis-à-vis des Blancs. Axel Fowley (Eddie Murphy) est policier. Envoyé sur une piste à Beverly Hills par un concours de circonstances que je me garderais bien de vous raconter, il se trouve entraîné dans une série de péripéties burlesques. Le talent d’Eddie Murphy porte le film, comme il portait déjà « 48 heures » ou « Un fauteuil pour deux ». Le phénomène Murphy aux Etats-Unis marche fort. Il marche fort en France également. Il faut reconnaître que le cocktail explosif humour-insolence-irrévérence et l’impossible dégaine d’Eddy Murphy en font un acteur tout à fait exceptionnel.

mar 28

Série noire pour une nuit blanche

Série noire pour une nuit blancheJohn Landis, c’est « Blues Brothers » et « Un fauteuil pour deux »… Cette belle carte de visite montre que le monsieur a fait de jolis prodiges dans le style « crazy-dingo-dingo »! Ici, il récidive en plaçant un bouquet de pétards sous le siège du spectateur. Un brave insomniaque récupère, lors d’une de ses errances nocturnes, une jeune femme poursuivie par des tueurs iraniens.

Pourquoi, peu importe. Les pauvres tueurs ne faisant pas mouche à tout coup, les cadavres commencent à pleuvoir dans les rues nocturnes de Los Angeles… L’intrigue est ultra simple deux innocents fuient devant la menace mortelle et tentent de trouver du secours, avant de se défendre eux-mêmes. Mais John Landis s’intéresse plus aux clins d’œil et aux délires dont il ponctue son récit qu’a l’intrigue policière elle-même. Le cinéphile est gâté puisqu’un tas de petits rôles sont interprétés par ses copains réalisateurs Paul Mazursky, Roger Vadim, Don Siegel, Paul Bartel, Daniel Petrie, David Cronenberg, Jim Henson, Jack Arnold, etc. et Landis lui-même dans le rôle d’un tueur.

John Landis adore les gimmicks explosifs, style bandes dessinées ou dessins animés. Là, il s’en donne à cœur joie et fait tout subir à son étonnant couple vedette : la « craquante » Michelle (« Ladyhawk ») Pfeiffer et le « cool » Jeff (« Silverado ») Goldblum.

Police academy 2

Avec le succès remporté par « Police academy I », les scénaristes n’ont pas tardé à rempiler… Cette fois-ci la réalisation est signée Jerry Paris, la plupart des acteurs du I réapparaissent et c’est reparti pour un tour dans l’univers débridé des policiers d’un Los Angeles en folie. « Où sont les anges ? » I Les « cops » sont nuls, abrutis, inefficaces, stupides, ridicules et accessoirement drôles. « Police academy » est aux USA ce que le « Gendarme de St-Tropez » est à la France. Pour cela, on n’a vraiment rien à envier aux amis américains. Les gags se percutent à la sortie, on n’a pas crémant le temps de respirer ni de s’ennuyer. De quoi passer un bon moment de détente et de rigolade en évitant de se poser des questions.