fév 21

Retour sur le fameux 2010

2001, l'odyssée de l'espaceDepuis 2001, le vaisseau américain Discovery tourne autour d’une lune de Jupiter après que l’ordinateur de bord Hal 9000 se soit détraqué et ait refusé d’obéir au commandant Bowman. Qu’est-il devenu ? Une mission part en direction de Jupiter pour repérer le vaisseau. Où l’on retrouve Hal 9000 et ses sinistres messages…
Si «2001, l’odyssée de l’espace», le chef-d’œuvre de Kubrick jouait sur le mystère et se gardait bien d’apporter des réponses rationnelles à des questions qui ne l’étaient pas, « 2010 » tente de répondre aux questions. Il n’est pas sûr que « 2001 » méritait une suite. Cela dit, « 2010 » évite les pièges simplistes et garde l’esprit « 2001 » dans la poésie et le mystère. Pas étonnant : tout comme « 2001, l’odyssée de l’espace », « 2010 » est tiré du fantastique roman de Arthur C. Clarke, le maître incontesté de la science-fiction.

Swordkill

Au Japon, en plein 16e siècle, un intrépide samouraï combat une bande de brigands. Ceux-ci enlèvent sa femme. Il se lance à leur poursuite et, au moment où il va la délivrer, un des bandits tue sa bien-aimée sous ses yeux. Fou de rage et de douleur, il s’élance sur le meurtrier mais, blessé par traîtrise, il est précipité dans les eaux glacées du fleuve. 400 ans plus tard, un couple de promeneurs découvre son corps parfaitement conservé. Celui-ci est envoyées Californie, dans un institut de cryologie dernier cri, et le samouraï ressuscite ! Cette fois encore, il n’a pas de chance. Obligé de trucider un voleur de sabre, il doit s’enfuir et toutes les polices le recherchent. Heureusement, une jeune femme spécialiste du japonais va l’aider de son mieux… Le choc des époques et des civilisations à travers l’aventure extraordinaire de ce guerrier transplanté dans un monde dont il ne connaît rien est le prétexte d’un film remarquable, qui a bien mérité son Prix de la critique au Festival du Rus 1986 ! On vous recommande particulièrement la scène où le samouraï vient au secours d’un ancien combattant noir agressé par des loubards.
Fantastique !

fév 09

Phase IV

Phase IVPhase 1 : un signal venu de l’espace déclenche des phénomènes étranges chez les fourmis. Phase 2 : à proximité de « tours » érigées par des fourmis, deux scientifiques attendent dans un dôme métallique aménagé en laboratoire ultramoderne. Phase 3 : une communication et un duel s’engagent entre les fourmis et les scientifiques. Phase 4: le futur. Réalisé par le grand maître américain du générique de film (il a travaillé pour Hitchcock, Preminger et de nombreux autres géants hollywoodiens), Saul Bass est passé, avec « Phase IV », au long métrage. Son film, d’une rare intelligence et d’une étonnante beauté visuelle, ne ressemble à rien de connu. Nous sommes autant dans la science-fiction que dans l’épouvante et l’onirisme. Les fourmis vont prendre possession de la terre… Mais ces insectes là ne sont pas en carton-pâte ou en marionnette mal articulée.

Saul Bass a tout filmé en macro-caméra et nous plonge dans des fourmilières d’une manière vertigineuse. Son film est d’autant plus traumatisant que l’on ne doute pas une minute de l’authenticité de sa description. Il faut voir ces fourmis face au poison jaune pulvérisé par les humains. D’abord elles meurent, puis s’adaptent génétiquement… « Phase IV » est un vrai film de science-fiction, d’auteur et de poète. A ne pas manquer et à regarder en faisant « marcher » ses méninges !

Lifeforce, l’étoile du mal

Ça commence comme « Alien »… on se dit encore ! L’équipe d’un vaisseau spatial découvre, dans un Ovni, des sarcophages transparents contenant le corps d’humanoïdes. Une fois ramenés sur terre, les aliens reprennent vie et se révèlent de redoutables vampires de l’espace. Soudain le film de Tobe Hooper trouve un souffle inquiétant et séduisant. Tobe Hooper (qui réalisa « Massacre à la tronçonneuse » ou « Poltergeist ») est un réalisateur particulièrement sensible au démoniaque, à la folie et à la cruauté. Dans « Lifeforce », il s’en donne à cœur joie pour vous traumatiser, notamment en confiant à la jeune et belle actrice française Mathilda May un personnage de fille de l’espace dont le baiser vous vide de toute substance vitale et vous laisse comme une peau de fruit vide… Pour traquer les envahisseurs et découvrir la raison de leur venue sur terre, Scotland Yard enquête. Le film prend alors une coloration très sixties, renvoyant à tout ce cinéma anglais produit par la fameuse Hammer Films et les firmes concurrentes. Les vampires de l’espace créent rapidement une véritable hystérie collective et les rues de Londres tournent à la folie pure… Après « Gorgo » et « Les monstres de l’espace », une nouvelle fois, la capitale de la Reine Elizabeth et de Big Ben en prend plein la respectabilité et les monuments historiques. La mise à sac vaut le détour !